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Biographie

2017 : 20 ans après leur suicide programmé, la France s'est enfoncée dans l'auto-flagellation liberticide. Les slogans n'ont plus aucun sens et les amitiés sont devenues virtuelles...
Ils auraient pu rester tranquilles dans leur trou mais... Ils n'ont rien trouvé de mieux à faire que de repointer le bout de leur queue, histoire d'enfoncer le clou, et de nous remettre un coup de Punk-Rock bien Rock ou de Rock-Punk bien Punk, juste pour se faire plaisir mais avec la ferme intention de mettre le feu partout où ils passeront !!
A 50 piges, ils n'ont toujours pas de Rolex pour voir filer le temps qu'il leur reste et plutôt que saigner pour les vautours, ils préfèrent signer leur Grand Rat-Tour ! C'est bien parti pour ne pas s'arranger ? Il est grand temps temps d'aller danser !

Photo de Juliette Le Bouar (Palaiseau-mars 1986) 1982/83 : Noyés dans le marasme lycéen d’une banlieue éloignée où l’avenir qu’il leur est promis ne leur plaît guère, ce n’est pas par hasard si Joss, Patrice, Jean-michel et Laurent se rencontrent puisqu’ ils ont en commun le même fantasme juvénile : devenir un jour un groupe de rock comme ceux qui ont baignés leur adolescence de riffs sauvages et de scandales médiatiques à faire pâlir leurs parents. Qu’importe s’ils ont alors des possibilités musicales leur permettant tout juste de reprendre « Blitzkrieg bop » des RAMONES, qu’ importe si, leur matériel aidant, les sonorités qu’ils sortent de leurs instruments peuvent faire croire qu’ils font de l’industriel, ils ont la rage au ventre et le rêve est à portée de guitare... Ils s’appelleront les RATS!

1984/85 : Ils s’enferment dans une cave le temps d’apprendre à jouer si possible ensemble et s’y forgent un répertoire où leurs compositions personnelles flirtent avec des reprises de RUTS et DAMNED jusqu’au jour où enfin ils se décident à sortir le museau avec la ferme intention de mettre le feu aux poudres. Ils donnent quelques concerts improvisés, squattant des scènes où ils ne sont pas programmés comme ce soir à Emmerainville où ils s’acoquinent avec le label GOUGNAF MOUVEMENT qui n’en est encore qu’à ses balbutiements. Il est vrai que, si les RATS ne sont pas encore très au point musicalement, l’énergie qu’ils dégagent à chacun de leur gigs a de quoi laisser perplexe..!

1985/86 : Leur premier single « Violence » sort en mars 85. Enregistré avec peu de moyens, le son est quelque peu chaotique mais, c’est indéniable, les RATS se sont trouvés un style qui leur est propre : des textes sarcastiques jouants avec le second degré (ce qui ne sera pas toujours bien compris) sur du punk-rock bien rock ou du rock-punk bien punk comme ils aiment à le définir. L’année suivante, Gougnaf Mvt, fort de ses dernières productions (THUGS,HOT PANTS, PARABELLUM), sort la compilation « Les Héros Du Peuple Sont Immortels » où les RATS se retrouvent à côtoyer des groupes tels que LA SOURIS DEGLINGUEE et OTH. Le rêve commence à devenir réalité, d’autant plus que la scène rock en France est en pleine effervescence. Les concerts se multiplient, leur premier LP est en vue et ils ont tout juste vingt ans! Photo Juliette Le Bouar (C.A.E.S-Ris-Orangis-janv.88)
Photo : Juliette Le Bouar (Gibus-Paris-89)

1987/88 : « Téquila » est dans les bacs! Un album urgent enregistré en six jours par Christophe Sourice (Thugs). Il bénéficie d’un bon accueil du public et de la presse.
Patrice décide de se consacrer uniquement au chant, délaissant sa guitare à Laurent (Rolo ) un ami proche dont le style rock/blues va apporter la touche finale au groupe.
Quand leur 1er bassiste, lassé par les différentes galères de la vie de groupe, décide de partir, ils font appel à Mohamed, fan de Jimi Hendrix qui acceptera pourtant de prendre la basse.Le temps de se mettre au point, quelques concerts en Suisse et en Belgique et les RATS s’embarque pour la tournée ROCK EN FRANCE en compagnie de Parabellum qui se concluera par l’enregistrement du maxi-single « C’est bien parti pour ne pas s’arranger! » illustré d’un clip sur la reprise de J. Dutronc : « Il est cinq heure... », et du single « L’oeil qu’il te manque » sorti spécialement entre les deux tours des élections présidentielles.

1989/90 : Les concerts s’enchaînent avec un rythme effréné. Trouvant tout juste le temps entre deux tournées d’enregistrer « Enfant à problèmes », les RATS s’accordent alors un moment de répit afin de préparer leur prochain album. Lorsqu’ils entrent en studio, Gougnaf Mvt, noyé sous les problèmes financiers, disparaît (ben ouais…). Obligés d’interrompre l’enregistrement, « Zarma & Craoued » (traduire « La classe et la zone ») ne verra le jour que six mois plus tard sur le label DANCETERIA. Six mois contraints à l’inactivité qui feront croire certains à un split. Pourtant, lorsque l’album sort, le public ne s’y trompe pas : « Zarma & Craoued » restera quatre mois dans les meilleurs ventes des disquaires rock (liste établie par la revue BEST).

 

Jess &  Laurent-backstage-93
Fred-Bordeaux-1995

1991/92 : Réconfortés par le succès de leur dernier album, les RATS en extraient le single « Je m’emmerde » illustré par un clip réalisé par Pascal Légitimus. Ils donnent quelques concerts avant de s’enfermer pour des séances de répétitions qui seront productives. Elles aboutieront à l’enregistrement de « Racolage » qui confirme le tournant musical déjà amorcé sur « Zarma & Craoued » par l’apport de claviers et de cuivres, délaissant le punk-rock de leur début pour un rock plus abouti où leurs influences seventies sont plus sensibles. Le mixage est assuré par un tout jeune ingénieur du son débarqué de Londres : Harvey Birrell (SHERIFF, SENSLESS THINGS). Les RATS entreprennent alors la tournée promotionnelle de « Racolage » les menant aux quatre coins de l’hexagone et en profitent pour rééditer « Téquila » et « C’est bien parti... » en CD. C’est alors que Mohamed se retire former son propre groupe, cédant sa place à Roland dont la basse était restée au placard depuis le split de Parabellum. Le temps d’apprendre le répertoire et les RATS repartent à nouveau sur la route.

1993/94 : Il aura fallu quelques concerts pour que Roland s’intègre bien et donne toute sa mesure, apportant au groupe cette assise rythmique qui vous fait l’effet d’un rouleau compresseur. Ils se produisent alors pour plusieurs gigs, partageant l’affiche de temps à autre avec les Sheriff, Poison Idea, Toy dolls, Selecters, Batmobile... consacrant le reste de leur temps à la composition de leur prochain album qui voie le jour durant l’été 94. Enregistré à Attleborough par Howard Turner (NIVENS) et mixé par Harvey Birrell (qui depuis a produit THERAPY? et une pléiade de groupes Français), « Bienvenue au Club » est à ce jour, le LP qui reflète le mieux ce que sont les RATS sur scène (C’est eux-mêmes qui le disent!). A noter que la basse y est assurée par Patrice, Roland étant parti pour d’autre aventures (sniff...) et remplacé dès leur retour d’Angleterre par un jeune bassiste prometteur : Fred.

1995/96 :Tandis que Dancétéria noyé sous les problèmes financiers, disparaît (ben ouais…) les Rats repartent une nouvelle fois en tournée. Ils profitent de leur passage au plan le 1er Avril 95 pour enregistrer Déprisa qui sera leur seul album « live ». Un an plus tard les Rats donnent leur dernier concert au « Divan Du Monde » à Paris.

P.G.

Photo de Luc Quelin